Ne plus être victime des autres et de soi

storm-of-sadness

La victimisation ne nous fait pas devenir plus grand ou plus autonome, elle nous rend DÉPENDANT des autres et de soi-même. – C’est-à-dire ?
Quand nous sommes dans la victimisation, nous sommes dans l’émotion, le ressenti, l’imaginaire aussi, nous sommes réfugiés dans l’état du moi ENFANT. Alors qu’il faudrait après avoir pris connaissance des faits dont nous avons été victimes, prendre les dispositions nécessaires afin de se sortir de notre mal-être, se soigner, se reconstruire et surtout prendre des décisions sur nous-même et les autres afin que cela ne puisse PLUS SE REPRODUIRE.

Pour cela, il m’apparaît nécessaire dans un premier temps de FAIRE LE DEUIL de ce qui vous avez vécu, subit. Le processus de deuil se définit comme suit:

1. Le choc:

Le raisonnement est impossible, on passe par différents sentiments confus ou bien on se sent vide de tous sentiments, émotions. Cela peut être une forte agitation ou une prosternation.

2. Le déni:

C’est le moment des questions, des pourquoi? Pourquoi moi? On refuse de voir, d’admettre la réalité et surtout on refuse la perte de.. ou de ce qui s’est passé.

3. La colère:

C’est le moment où on réalise la perte mais nous ne l’avons pas encore accepté et cherchons en vain à retourner en arrière, faire changer le cours des choses. Alors nous passons dans la colère devant cette impossibilité, vis-à-vis des autres (responsables de notre malheur) et aussi vis-à-vis de soi en se culpabilisant (responsable d’avoir provoquer la perte ou de ne pas avoir pu l’éviter, l’empêcher. Notre comportement est souvent contradictoire: passant de la révolte et insultes, la vengeance à la compréhension, la demande de pardon, les remords et l’amour.

4. La dépression ou la tristesse:

Face au sentiment d’impuissance de ne pouvoir renverser le cours des choses, d’effacer ce qu’il s’est passé, et de passer successivement de la tristesse à la colère, l’organisme se fatigue (fatigue, cauchemars, insomnies, maux de tête, manque d’appétit etc…). Nous sommes en guerre permanente non avec l’autre mais avec nous-mêmes, confrontés à nos croyances, nos illusions, à notre propre réalité. Il s’ensuit un profond découragement, une perte d’estime de soi, c’est la dépression.

5. La résignation:

Face à cette guerre perdue d’avance, nous avons tout essayé, il n’y a plus rien à faire: nous voici maintenant dans la phase de résignation. C’est l’impasse et nous ne savons plus quoi faire et nous nous laissons «vivre» au gré des évènements, se réfugiant souvent vers le passé, le souvenir comme d’un refuge.

6. L’acceptation:

C’est l’ouverture à la vie, à une nouvelle vie. Nous ébauchons de nouveaux projets, et se projetons dans l’avenir. Nous vivons mieux l’instant présent mais nous sommes encore rattachés au passé sous forme de blessures, cassures. Nous sommes sur la voie de la guérison mais pas encore totalement guéris.

7. Le pardon.

Comment se libérer vraiment d’un traumatisme, d’une situation, d’une personne si on n’a pas pardonné à soi (durant le processus de deuil d’avoir été ainsi) et à l’autre ou à la cause de notre victimisation ?

Et vous? Où vous situez-vous dans le processus de deuil?

Ensuite, il y a bien entendu une attitude à avoir vis-à-vis des autres et de soi pour NE PLUS ÊTRE VICTIME, et pour cela il faut être guéri, avoir soigné ses blessures et réalisé le processus de deuil.

Voilà pourquoi beaucoup de personnes, quand je leur dis ce qu’il peuvent faire ou quelle attitude adopter, me répondent: «Facile à écrire, facile à dire…» puisqu’elles ne sont pas encore guéries et donc se sentent incapables de pouvoir le faire.

Pourquoi les autres y arriveraient-ils et pas vous ?
Pourquoi j’y suis arrivé moi aussi et pas vous ?

VOUS SEUL POUVEZ LE DÉCIDER POUR VOUS-MÊME, PAS LES AUTRES.

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Publié dans Au fil de mes humeurs, Au fil de mes lectures
2 commentaires sur “Ne plus être victime des autres et de soi
  1. Plus jamais victime des autres, j’ai accepté et tout pardonné… sauf à moi… encore.
    C’est ça le plus difficile mais j’y travaille :D

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  2. Nitah Rhmn dit :

    Impossible de me dire que je dois l’oublier, je me détruis face à ce que je ne peux pas faire pour lui, je dois lui pardonner de m’avoir abandonner face à sa maladie , moi je n’ai voulu qu’être là pour l’épauler , l’aider a porter son fardeaux… N’a t-on toujours dis que quand on aime on accepter tout en la personne de celle ou celui qu’on aime , mais moi , pourquoi moi , il m’a éloigné en me disant qu’il m’aime.
    Moi je suis complétement perdue.

    J’aime ceci

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