Cette violence sournoise qu’on ne voit pas

L’agression verbale est la plus fréquente de toutes les formes de violence et, paradoxalement c’est la forme d’agression dont nous avons le moins peur. Sans doute dû au fait que nous pensons qu’elle serait moins grave puis qu’elle ne laisse pas de blessures physiques. Pourtant elle est plus sournoise et plus destructrice.

Voici en gros, les quatre formes de violence que peut prendre l’agression verbale, et chacune demande une réaction différente :

1- La violence d’intimidation :

Un comportement intentionné qui a comme but de réaliser les objectifs de l’agresseur. La situation est caractérisée par une grande tension qui augmente afin de motiver la victime de « craquer », de céder et faire ce que l’agresseur veut pour éviter l’escale du conflit. Mais, si l’on fait ce que l’autre veut, il n’a aucune raison d’arrêter, au contraire, l’intimidation « marche ».

Donc, la bonne contre stratégie ici est la confrontation, c’est à dire poser ses limites.

2- La violence de frustration :

L’agresseur n’a pas pu exprimer des frustrations vécues et »explose » à un moment ou un autre, c’est la goutte qui fait déborder le vase. L’agresseur réagit en fonction de toutes ses frustrations, et pas seulement par rapport au facteur déclencheur. Pour cela, la victime vit la violence comme disproportionnée et surprenante.

Poser des limites face à ce genre d’agression serait une frustration en plus et fera escalader le conflit encore davantage. Dans ce cas-là, il faudra calmer l’agresseur, lui montrer que l’on l’écoute et comprend.

3- La  violence de  manipulation : 

L’agresseur  appartient  souvent  à  un  groupe hiérarchiquement supérieur à celui de la victime. Pour affirmer cet ordre des choses, pour humilier la victime et la remettre « à sa place », l’agresseur teste les limites de la victime, d’abord sournoisement. S’il ne rencontre pas suffisamment de résistance, l’agression va s’aggraver. Souvent, cette forme de violence est anodine, reste dans les non-dits ou utilise le soi-disant  humour  comme  arme;  également,  l’agresseur  va  culpabiliser  sa  victime  parce qu’elle  provoque  son  agression.

Puisqu’un  manque  de  résistance  aggrave  la  situation,  la réaction recommandée est la confrontation.

4- La violence psychopathologique :

L’agression émane d’une maladie mentale, un problème physiologique ou encore de l’abus de certaines drogues. Toutes les agressions commises par des personnes malades mentales ou toxicomanes n’appartiennent pas forcément à cette catégorie d’agression. Seulement les agressions causées par des processus intérieures à la personne (hallucinations, pathologies cérébrales etc.) font partie de cette catégorie.

Puisque la violence pathologique échappe à notre logique de tous les jours, il vaut mieux ne pas essayer de parler avec l’agresseur, ni pour le calmer, ni pour le confronter, mais de prendre la fuite.

3 thoughts on “Cette violence sournoise qu’on ne voit pas

  1. Bonjour, je trouve les articles de votre blog très interessants. Je me suis permis d’en mettre un sur le mien avec votre lien. Il s’agissait des regrets des personnes mourantes. Et il a fait réagir mes lecteurs bien entendu. Je viens lire de temps en temps, et je continuerai, vous présentez un panel assez large d’articles, c’est bien.
    Bonne continuation ! Et bonne journée !
    DomDom

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