« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. »

Tu n'es plus l_ o_ tu _tais, mais tu es partout l_ o_ je suis

J’ai vu le départ de mon père, de ma mère, des membres âgés de ma famille et des amis que j’ai aimé et que j’ai vu disparaître l’un après l’autre.

Certes, ils m’ont manqué parfois même de leur vivant, dû à l’éloignement, au manque de temps, ou tout simplement à ma paresse.

Maintenant ils me manqueront pour le reste de mes jours.

Les départs de ces êtres se passaient en silence sans qu’on puisse échanger un mot, car ceux qui partent et ceux qui les entourent n’osent pas penser ou même accepter la fin sur terre de ceux qui nous sont chers.

Seule la douleur des vivants se fait sentir.

De par mon expérience,  je sais maintenant, que rien au monde ne pouvait enlever la peine intérieure d’une personne.

Chacun souffre à sa façon dans la solitude. Seul le temps peut cicatriser la douleur.

Les scènes tristes se répètent tous les jours, une fois pour l’un, une fois pour l’autre et la vie continue.

N’empêche qu’aujourd’hui je regrette de n’avoir pas eu l’occasion de partager longuement leurs histoires et de demander les questions qui ne me venaient pas lorsqu’ils étaient encore parmi nous.

Il fallait leur dédier plus de temps et d’attention.

Aujourd’hui seulement je réalise qu’ils ne m’ont pas vraiment quittés et parfois même je sens leur présence en moi-même.

Leurs histoires, leurs gestes, leurs paroles de sagesse, leurs proverbes et leurs expressions m’accompagnent et les font revivre en moi dans les moments de besoin.

Ils ne sont plus physiquement avec moi mais ils vivent en moi.

Aujourd’hui je les ressens plus proches de moi qu’ils ne l’avaient jamais été.

Aux moments de tristesse on ne sait pas toujours exprimer ce que l’on ressent au fond de son cœur.

Aujourd’hui, après tant d’années, je me rends compte combien nos obligations quotidiennes nous préoccupent et nous privent du loisir de laisser libre cours à nos mémoires, au mémoire de nos pères, de nos mères …

On est tellement pris par les soucis du jour, qu’on devient insensible tant au passé qu’au présent.

Hélas on ne reconnaît le présent que lorsqu’il devient passé.

Finalement on se rend compte que devant l’absence d’un de nos chers parents, toutes les obligations quotidiennes nous paraissent aujourd’hui banales et sans importances.

Il nous reste qu’à donner du respect à la personne qui part en assistant ses proches et en gardant son esprit vivant par les valeurs humaines qu’elle nous a enseignées.

Car, rien n’est aussi cher qu’une mère et un père. Nous pensons souvent qu’il est nécessaire de faire ceci ou cela, mais rien n’est plus important que la famille.

C’est le premier maillon d’une chaîne à laquelle nous étions physiquement et directement liés, qui se détache, lorsque l’un d’eux nous quitte.

Ce n’est qu’une fois les choses passées, que l’on se rend compte du degré de leur importance.

Nous sommes bridés par les chaînes de l’existence matérielle, par la peur de l’inconnu, par des souffrances que nous avons connues par nos propres expériences et par mille et une choses qui en réalité n’ont aucune importance.

Nous sommes ainsi inconsciemment hantés par les soucis du lendemain.

La peur du lendemain nous paralyse et nous prive de nos meilleures facultés.

La peur du lendemain n’a jamais fait du bien à personne. Elle nous fait prendre des décisions avec hâte et sans réflexion. Elle nous diminue et essaye de nous ensevelir jusqu’à être presque à sa merci.

Que ce soit notre histoire ou celle des autres, elle renferme en elle beaucoup de bons et de mauvais exemples qui contiennent des vérités.

Si nous devions nous poser des questions, pourquoi ce fut ainsi et pas autrement, ou nous arrêter que sur le négatif, nous nous bloquerions nous- mêmes les voies qui pourront nous conduire vers la vie de demain et vers la vie tout court.

Tout n’est pas parfait dans la vie mais tout n’est pas imparfait non plus. Il ne peut y avoir qu’un seul parfait. C’est à nous de savoir discerner le meilleur qui nous entoure et qui saute à nos yeux.

Regardons un peu la nature, les belles fleurs, les oiseaux, les belles musiques, les belles peintures, la littérature, l’art de vivre, les belles choses qui nous font plaisir.

Ce n’est qu’alors qu’on se rend compte que les questions que nous nous sommes posées sont fausses à la base.

Il faut enfin les rédiger autrement pour trouver la juste réponse. Notre devoir est d’aspirer au parfait sans se soucier des résultats.

L’essentiel est de faire de son mieux. Le reste il faut le laisser au Bon Dieu…

 

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6 Replies to “« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. »”

  1. Profonde réflexion qui correspond exactement à ce que chacun peut vivre…….Effectivement, on se rend compte trop tardivement, lorsque les êtres qui nous sont chers ont quitté ce bas monde……Mais il faut effectivement se dire, ils sont partout où nous allons…..

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