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Vous ?  je ne sais pas !

Mais moi quand l’actualité  de ce monde fou me déprime, quand la médiocrité des hommes m’écoeure , lorsqu’on n’arrive plus à me consoler ni du monde ni des hommes, je m’empare de ce livre; et ce monde-là, ces hommes-là, je les oublie ; je prends le large, je ne suis là pour personne, je m’absente aussi longtemps que nécessaire.

Ce livre, c’est Oblomov, d’Ivan Gontcharov ; si vous ne l’avez déjà lu je vous l’offre à la fin de cet article , là, maintenant, tout de suite, sans plus attendre, vous me remercierez plus tard.

Et si jamais vous trouvez sa lecture assommante, c’est que nous ne partageons pas les mêmes valeurs !

Paru au milieu du XIXe siècle, il s’est vite imposé comme l’un des plus grands romans de la littérature russe, l’égal des chefs-d’œuvre signés par Tolstoï, Dostoïevski ou Tourgueniev. Surtout il a accouché d’un mythe, l’Oblomovisme qui, tout comme le Bovarysme, a été capable de transcender les époques pour incarner l’universalité d’un mal commun à tous les hommes, j’ai nommé, l’invincible paresse.

Oblomov, le personnage de ce livre, se lève tard, prend son petit déjeuner, se recouche, rêve éveillé, songe aux milles et unes choses qu’il doit accomplir, les lettres à rédiger, les visites à rendre, les factures à régler, mais n’entreprend rien, strictement rien : il procrastine, il attend que les choses se règlent d’elles-mêmes et se complaît avec une volupté rare dans l’inaction.

Il ne sort jamais de son appartement crasseux, il possède à peine la force de s’habiller, il passe des heures à traîner en robe de chambre, à rêver allongé sur son divan, à établir des plans dont il remet toujours à plus tard la réalisation : il est absent du monde, tout le fatigue, les mondanités, le travail, les promenades…

Apathique, irrésolu, indolent il demande juste à dormir et à dormir encore.

C’est un dépressif qui s’ignore, un mélancolique sans chagrin, un tourmenté sans réel tourment, un de ces êtres dont la vie intérieure est assez riche ou assez neutre pour envisager l’existence comme un éther dont il ne faudrait jamais sortir.

Une sorte de paresseux métaphysique, misanthrope par paresse, évanescent par nécessité, qui ne revendique rien, n’aspire à rien, n’exige rien si ce n’est d’aller dans la vie comme un passager clandestin, sans fracas ni violence, remonter le temps de son existence pour retrouver l’innocence de son enfance.

Un somnambule de la vie, un esthète de l’inaction, un doux rêveur qui pour garder sa pureté intérieure fuit le monde et ses folies…

Et quand l’amour vient frapper à sa porte, quand soudain il croit se découvrir une raison d’être, quand enfin il s’essaye à s’extirper de sa torpeur existentielle, il s’aperçoit qu’il est au-dessus ou au-dessous de l’amour, que ce dernier ne peut être son remède, qu’il ne peut céder à ses avances tant il redoute de s’aventurer en des domaines qui exigeront de lui des sacrifices, des renoncements… des engagements.

Tolstoï dira du roman de Gontcharov que c’est une œuvre capitale, Dostoïevski louera son don éblouissant et Sagalovitsch écrira à son sujet dans son célèbre blog : « Une œuvre étourdissante de vérité, d’une profondeur rare, d’un comique féroce, la description d’un homme détaché des contraintes du quotidien, résolu à ne jamais se compromettre dans le travail ou dans l’amour et où à chaque page, j’ai eu envie de m’exclamer : Oblomov, c’est moi !»

 

oblomov

Télécharger : Oblomov – Ivan Gontcharov :

Cliquez sur le format de votre choix :

 

 

 

Source : Le blog de Laurent Sagalovitsch

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