Ces qualités essentielles que le système scolaire ne valorise pas et les réprime, parfois !

Identifier ces qualités puis regarder comment le système scolaire les considère nous apprend beaucoup de choses. Non seulement l’école ne développe, n’utilise ni ne valorise ces qualités essentielles chez l’individu, mais elles sont même réprimées.

Le problème et l’ironie de la situation est qu’en arrivant dans la vie active, ces qualités humaines font toute la différence !

1- La passion

Qu’est-ce que la passion ? Un Einstein ou un Bill Gates sont deux exemples de personnages passionnés dans leur domaine, qui ont connu d’importantes difficultés scolaires… avant une réussite exceptionnelle. Eux comme bien d’autres, ont un rapport passionnel avec leur discipline de prédilection.

Un élève passionné par telle ou telle matière, va naturellement délaisser les autres matières scolaires, du fait de ce rapport au sujet passionnel qui génère l’émotion et fait naître les sentiments.

Rien n’est plus humain que de nourrir ce qui provoque en nous émotions et sentiments : notre passion. Etre passionné nous rend plus humain.

Ceux qui accèdent à l’excellence par un travail acharné, parfois illuminés ou visionnaires ; ceux qui accèdent au bonheur d’une vie intense, dont le moteur est alimenté par les sentiments et les émotions : ceux là vivent leur passion, lui consacrent le temps et l’énergie nécessaires, quitte à délaisser le reste.

On peut donc en toute légitimité, se demander pourquoi l’école s’entête à exiger de chacun qu’il travaille bien dans toutes les matières ? A l’école, ce qui me passionne est traité sur le même registre que le reste : des informations à ingurgiter et restituer à la demande.

En voulant apporter les mêmes connaissances à tous, l’école sanctionne les passionnés. En ne valorisant pas l’approche émotionnelle et sentimentale du travail, elle s’oppose à ce qu’il y a de plus humain chez ces élèves. Une aberration.

2- La curiosité

La curiosité est à la base de toute découverte depuis toujours et, c’est également une condition indispensable à toute découverte future. Ainsi va le monde… pas l’école.

Notre curiosité permet également de trouver des solutions à nos problèmes du quotidien. Autrement dit, la curiosité est une forme d’insoumission aux problèmes.

Comprendre pour maîtriser les difficultés, plus que de subir avec fatalité : c’est l’essence même de la vie. La curiosité nous garantit l’accès à une vie meilleure, faite de choix éclairés et non pas une vie résignée face à nos incompréhensions.

L’élève curieux, est un élève cherchant à s’informer davantage, voulant en connaître plus sur plus de choses. C’est un élève qui souhaitera comprendre un raisonnement, quitte à le remettre en question selon les informations dont lui dispose. Il dévore les manuels scolaires et « déborde » du cours que ses professeurs cherchent à distiller méthodiquement afin de « rester dans le programme » et « réaliser les objectifs d’acquisition ».

C’est élève qui tentera de faire passer cette vision plus complète ou plus personnelle d’un sujet dans sa copie va très vitre être disqualifié. Il n’est en effet pas question pour le système scolaire d’évaluer ces connaissances supplémentaires.

Il s’agit (seulement) d’évaluer les capacités à répondre aux questions posées. L’élève est réduit par une évaluation minimaliste et conformiste à n’être qu’un magnétophone.

La vie, elle, nous demande au contraire d’en savoir toujours plus, de se remettre en question, de s’informer, se former et de surtout ne pas nous contenter de ce que nous a appris l’école.

Le conformisme va à l’encontre de la vie, de ses exigences qui sont énormes et font appel à des savoirs multiples… que la curiosité permet de se procurer. La vie nous demande d’être celui dont l’école ne veut pas.

 

3- La créativité

La créativité est une qualité fondamentale de l’individu. Chacun développe naturellement sa capacité créative durant l’enfance. C’est aussi la première chose que nous enlève l’école. Quelques années plus tard, très peu d’adultes seront restés créatifs.

Entre deux il y a eu l’école. Elle empêche l’enfant de se comporter comme il en avait pris l’habitude de le faire : avec la créativité et l’imaginaire qui le caractérise. L’école crée des stéréotypes de réflexion et d’expression.

On demande à l’élève de dire ce qu’il faut dire, non pas ce qu’il veut dire; on lui demande de réaliser un certain travail, de la façon qu’il lui a été apprise et pas autrement.

Le créatif s’ennuie à l’école. Constamment en train de dessiner au fond de la classe, il aime aborder des sujets qui sortent du cours. Mais on lui apprend à rester dans le cadre scolaire, il apprend à formater sa pensée, comme on écrit dans les lignes : droit et sans dépasser.

Encore une fois, ceci est à l’opposé de ce qui l’attend dans la vie active où il faut être créatif et au top de l’innovation afin de surprendre, de séduire et de sortir du lot.

4- La sociabilité

Un enfant avec une grande aptitude à créer du lien, à développer de la relation aux autres, va être identifié à l’école comme un élève ayant un problème de bavardage récurent.

Cet enfant à l’intelligence relationnelle hors norme a besoin de travailler en groupe. Il a besoin de l’autre, besoin d’être en synergie. Porté par l’euphorie du groupe, il est capable de donner le meilleur.

Cet élève sociable ne peut pas garder le silence ou écouter son professeur durant une heure. Il a besoin d’une ambiance collective, de provoquer chez l’autre des réactions pour pouvoir rebondir. En fait, l’absence de sociabilité constitue un risque pour lui, c’est un vide insupportable.

Aux examens, ces enfants peuvent tricher, mais non pas par volonté de tromper. S’ils entrent en relation avec leurs voisins durant un contrôle surveillé, c’est parce qu’ils ont besoin de ce partage. D’ailleurs, ils « trichent » autant pour trouver des solutions que pour en proposer à leurs camarades.

Ce que l’école appelle « tricher », le monde professionnel appel cela le travaille d’équipe. L’école demande de fournir un travail individuel, la vie demande de composer avec ses collègues. Allez comprendre.

5- L’empathie

Et le Danemark semble prendre le phénomène très au sérieux, puisque que le pays le plus heureux du monde consacre, dans son programme d’études national, une heure par semaine pour développer l’empathie de ses élèves.

Une manière d’éduquer qui, selon l’écrivaine Jessica Alexander, contribuerait à rendre les enfants plus heureux, également dans leur future vie d’adulte.

Ces cours d’empathie, qui s’adressent aux enfants et adolescents âgés entre 6 et 16 ans, visent surtout à créer une atmosphère où les jeunes se sentent à l’aise, et peuvent communiquer ensemble, par exemple pour trouver une solution à un problème éventuel. Tout en parlant et en écoutant leurs condisciples, les enfants ont même le droit de manger du gâteau, à condition qu’ils l’aient cuisiné ensemble. « C’est aussi important que les mathématiques ou l’anglais », confie Jessica Alexander

 

Rien n’est perdu mais… tout reste à faire !

Vous le voyez, ces qualités essentielles ne sont absolument pas valorisées à l’école. Elles sont au contraire réprimées. Ces qualités sont pourtant utiles et même indispensables dans la vie active.

Le danger, c’est que ces élèves passionnés, curieux, méthodiques, créatifs et/ou sociables développent, comme c’est malheureusement trop souvent le cas, un sentiment d’infériorité et l’idée que la réussite n’est pas pour eux.

Ces mêmes personnes rejetées par le système scolaire ont pourtant les qualités requises pour réussir leur vie, se transcender et vivre avec passion.

Mais il faudra au préalable déconstruire ce que l’école a mis en œuvre et, parvenir à se défaire de l’image négative de soi-même.

Une image négative sans cesse renvoyée par une institution scolaire qui a décidément bien du mal a comprendre ou reconnaître la valeur des gens.

Mais peut-être n’en a-t-elle que faire des gens ? Car finalement, le plus important à l’école ce n’est pas l’élève, dommage.

 

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