Les 33 lois de la guerre selon Robert Greene

Célèbre pour ses écrits sur l’art du pouvoir et pourfendeur virulent du politiquement correct, Robert Greene propose une formidable synthèse des plus grandes stratégies militaires déployées avec brio de l’Antiquité à nos jours.

Structuré en cinq parties décrivant chacune une théorie psychologique issue du monde militaire et les stratégies idoines, cet ouvrage foisonne d’exemples historiques, politiques et culturels.

Profondément amoral, totalement fascinant mais toujours lucide, ce traité de stratégie ne laissera personne indifférente.

Points à retenir

  • Préparez votre esprit au combat en identifiant la véritable nature de vos ennemis et en restant ancré dans la réalité.
  • Utilisez-la ‘stratégie du dernier carré’ pour vous mettre dans une situation d’urgence et donner le meilleur de vous-même.
  • Structurez votre armée en cen­tra­li­sant le pouvoir et en formant des petites équipes agiles et autonomes.
  • Comme Cromwell, recrutez vos col­la­bo­ra­teurs avec soin, veillez sur eux et as­su­rez-vous de défendre une cause commune.
  • Frappez votre adversaire là où cela lui oc­ca­sion­nera le plus de dégâts, et utilisez la patience comme tactique pour le dé­sta­bi­li­ser.
  • Prendre du recul est parfois la meilleure solution pour gagner du temps et mieux analyser la situation.
  • Si la stratégie de la Blitzkrieg exploite l’effet de surprise pour vaincre l’adversaire, la lenteur peut parfois être utile pour l’attaquer quand il ne s’y attend pas.
  • En maîtrisant les pensées de votre adversaire, vous pourrez influencer ses réactions et exercer votre ascendant sur lui.
  • Appliquez les quatre grands principes de la guerre non conventionnelle pour désarçonner vos opposants.
  • Entretenez un climat de menace et semez la terreur pour empêcher votre ennemi d’agir.

Synthèse des  33 lois de la guerre

  1. ‘La stratégie de la polarité’ : identifiez vos ennemis en élaborant une stratégie pour les pousser à révéler leur véritable nature, puis puisez votre énergie dans l’hostilité qu’ils vous inspirent afin de définir l’objectif à atteindre. Xénophon a réussi à réorganiser des mercenaires grecs désorientés par les trahisons des Perses en une armée forte et déterminée, avec pour devise: ‘Ce sera nous ou eux, la vie ou la mort, le bien ou le mal.’
  2. ‘La stratégie de la guérilla psy­cho­lo­gi­que’ : ne répétez pas des schémas qui ont fonctionné par le passé, mais qui sont désormais obsolètes. Les Prussiens ont perdu la bataille d’Iéna parce qu’ils ont construit leur stratégie sur leurs succès antérieurs et n’ont pas su réagir face à Napoléon qui a su, lui, faire preuve de créativité. S’il ne faut pas toujours obéir ‘à des règles toutes prêtes’, soyez toujours prêt à riposter et ne vous laissez pas surprendre.
  3. ‘La stratégie de l’équi­li­bre’ : quelles que soient les cir­cons­tances, ne vous laissez pas guider par l’émotion ou la peur. Ins­pi­rez-vous du metteur en scène Alfred Hitchcock, qui préparait dans le moindre détail chacun de ses films à tel point qu’il pouvait se permettre d’être calme et détaché pendant leur tournage – alors que le reste des personnes présentes sur le plateau succombait à l’hystérie générale.
  4. ‘La stratégie du dernier carré’ : cessez de rêver à l’avenir et concen­trez-vous sur le présent. Mettez-vous dans une situation d’urgence pour donner le meilleur de vous-même. Pour donner une bonne leçon aux radicaux de Pe­tra­shevsky, parmi lesquels se trouvait Fedor Dostoïevski, le tsar Nicolas imagina un simulacre de condam­na­tion à mort. Pro­fon­dé­ment marqué par cette expérience, Dostoïevski connut une ‘véritable re­nais­san­ce’ qui fit de lui l’un des plus grands romanciers russes.
  5. ‘La stratégie du com­man­de­ment contrôlé’ : centralisez le pouvoir (même si cela n’est pas ‘po­li­ti­que­ment correct’), car en le partageant vous courrez assurément à votre perte. Hannibal a remporté la bataille de Cannes en 216 av. J.-C contre les Romains, car ceux-ci étaient dirigés par deux leaders en conflit sur la stratégie à adopter. Si vos ennemis se liguent contre vous, ré­jouis­sez-vous car la victoire vous est assurée.
  6. ‘La stratégie du chaos contrôlé’ : pour vaincre, il faut être rapide et réactif. Formez des petites équipes agiles et autonomes ayant chacune une mission précise. C’est ainsi que Napoléon réorganisa l’armée française en différents corps doté chacun de son unité de cavalerie d’in­fan­te­rie et d’ar­tille­rie, commandés par un maréchal. Cette stratégie a permis à son armée d’améliorer sa mobilité et sa rapidité de manœuvre. 
  7. ‘La stratégie du moral’ : ef­for­cez-vous de motiver vos hommes et de développer leur ‘conscience com­mu­nau­tai­re’. Si Cromwell est devenu l’un des plus grands dirigeants militaires de l’histoire, c’est grâce ‘au moral et à la discipline’ dont faisaient preuve ses hommes. Comme lui, pensez à recruter vos col­la­bo­ra­teurs avec soin, veillez sur eux et as­su­rez-vous de défendre une cause commune. 
  8. ‘La stratégie de l’économie’ : faites en sorte que vos réussites ne vous ruinent pas. Évitez les victoires à la Pyrrhus, car elles sont vides de sens. Pour ne pas confronter directement Philippe II d’Espagne dans une guerre longue et coûteuse, Élisabeth Ire entreprit de l’acculer fi­nan­ciè­re­ment (en s’attaquant à l’économie de son pays), et de le forcer ainsi à abandonner ses espoirs de ‘reconquête catholique’.
  9. ‘La stratégie de la contre-at­ta­que’ : la patience est une tactique redoutable pour dé­sta­bi­li­ser votre adversaire. En 1932, Roosevelt se présenta comme candidat démocrate à la pré­si­den­tielle contre le républicain Herbert Hoover. Face aux critiques et à l’agres­si­vité de Hoover, Roosevelt restait confiant et maître de ses émotions. Après son élection, Roosevelt se fit discret quelques temps, puis passa de ‘l’in­ac­ti­vité complète à une offensive puissante’. Certaines situations rendent toutefois nécessaire une offensive directe.
  10. ‘La stratégie de la dissuasion’ : forgez-vous une réputation redoutable pour tenir à distance d’éventuels adversaires. La stratégie de la dissuasion implique de renvoyer de vous-même une image forte et agressive. Cinq méthodes vous permettent d’atteindre cet objectif : surprendre votre ennemi par un acte inattendu et audacieux, montrer que vous n’avez pas peur, agir de manière ir­ra­tion­nelle, exploiter sa psychose naturelle et vous créer une image de personne endurcie. Cependant, dans certaines situations, adopter un ‘air inoffensif’ peut aussi éloigner vos ennemis, qui ne décèleront aucun danger en vous.
  11. ‘La stratégie du repli’ : il faut parfois savoir prendre du recul pour gagner du temps et mieux analyser la situation. Après avoir été évincé du parti communiste en 1934 par un groupe d’in­tel­lec­tuels chinois qui consi­dé­raient la révolution paysanne comme un concept obsolète, Mao finit par reprendre le contrôle de l’Armée rouge pour entamer la ‘Longue Marche’, qui allait se solder par la victoire du communisme. A contrario, aller au combat peut faire de vous un martyr – une stratégie ancienne, mais efficace.
  12. ‘La grande stratégie’ : adopter la grande stratégie consiste à ‘regarder au-delà de l’instant présent’ et implique de ne pas réagir sous le coup de l’émotion. Faites comme Alexandre le Grand lors du conflit qui l’opposait à la Perse de Darius, apprenez à contrôler vos passions, à agir avec raison et à savoir répondre de vos choix. 
  13. ‘La stratégie du ren­sei­gne­ment’ : pour comprendre comment fonctionne une armée ou un pays, ef­for­cez-vous de comprendre comment fonctionne celui qui les dirige. Ne commettez pas la même erreur que William Macnaghten, diplomate britannique à Kaboul, en projetant vos valeurs culturelles sur d’autres ou en imaginant que ceux-ci nourrissent les mêmes désirs que vous. Cette stratégie peu perspicace lui coûta la vie. 
  14. ‘La stratégie de la Blitzkrieg’ : frappez le premier, et frappez vite et fort afin de paralyser l’ennemi. Cette tactique militaire fut utilisée par les Allemands en mai 1940 pour envahir la France et d’autres pays d’Europe de l’Ouest. La vitesse à laquelle avançaient les troupes allemandes, l’effet de surprise et une défense statique des Alliés contri­buèrent à la victoire allemande. La lenteur peut, toutefois, être bénéfique dans certaines situations. Jouez-en pour tromper votre adversaire et l’attaquer quand il ne s’y attend pas.
  15. ‘La stratégie de la ma­ni­pu­la­tion’ : maîtrisez les pensées de votre adversaire pour influencer ses réactions et exercer votre ascendant sur lui. C’est grâce à cette stratégie que le général Rommel a réussi à repousser ses adversaires bri­tan­niques jusqu’en Égypte lors de la campagne de Lybie en 1940. Créant la confusion et les maintenant sous pression grâce à des manœuvres trompeuses, Rommel poussa les Bri­tan­niques à commettre de nombreuses erreurs. 
  16. ‘La stratégie du centre de gravité’ : identifiez la source du pouvoir de votre adversaire, et frappez au cœur de cet élément porteur pour faire le maximum de dommage. Le général Romain Scipion l’Africain est venu à bout du Car­tha­gi­nois Hannibal non pas en le défiant au combat, mais en l’attaquant sur les fondements mêmes de sa force militaire : ses ressources financières, sa logistique et ses alliés.
  17. ‘La stratégie de la conquête par la division’ : divisez votre ennemi depuis l’intérieur pour l’affaiblir et le détruire. Lors­qu’Éli­sa­beth Ire accéda au trône en 1558, la société féodale anglaise était divisée en différents centres de pouvoir. En dressant ces différents centres les uns contre les autres, Élisabeth réussit à les affaiblir et à augmenter son propre pouvoir. Toutefois, si vous souhaitez créer la mésentente au sein d’un groupe, modulez votre frappe pour éviter de créer un phénomène inverse et provoquer une réaction de solidarité.
  18. ‘La stratégie du pivotement’ : plutôt que d’attaquer votre ennemi en face, cherchez à l’attaquer de côté alors qu’il ne s’y attend pas. Pour accéder au trône d’Italie, Vic­tor-Em­ma­nuel et le comte de Cavour ex­ploi­tèrent la réputation de séducteur de l’empereur Napoléon III. Ils confièrent à la comtesse de Castiglione la mission de devenir la maîtresse de l’empereur afin de le pousser à faire couronner Vic­tor-Em­ma­nuel. Occupé à séduire la comtesse, qui pour le duper se montrait distante, l’empereur tomba dans le piège.
  19. ‘La stratégie de l’an­ni­hi­la­tion’ : encerclez psy­cho­lo­gi­que­ment votre ennemi afin de lui faire perdre le contrôle de ses émotions et le pousser à commettre une erreur fatale. En utilisant une tactique de pression psy­cho­lo­gique (cris de guerre, oppression suscitée par l’en­cer­cle­ment et utilisation de lances pour transpercer leurs adversaires), les Zoulous purent vaincre les Anglais lors de bataille d’Isandl­wana malgré leur infériorité tech­no­lo­gique. N’utilisez cette stratégie qu’à condition de l’avoir par­fai­te­ment planifiée.
  20. ‘La stratégie du fruit mûr’ : poussez votre adversaire dans une impasse en créant la confusion. Il finira, tel ‘un fruit pourrissant sur sa branche’, par tomber au moindre souffle. Lors des élections pré­si­den­tielles de 1936, Franklin D. Roosevelt s’est éloigné quelques temps de la scène politique afin de dissimuler ses intentions à son adversaire. Agir ainsi lui a permis de maintenir le suspense et d’attaquer son rival par surprise.
  21. ‘La stratégie de la guerre di­plo­ma­ti­que’ : négocier ne vous empêche pas de continuer à manœuvrer en coulisse pour maintenir la pression sur votre adversaire. Les États-Unis l’ont appris en 1951 pendant la guerre de Corée. Bernés par les Chinois et les Nord-Co­réens qui avaient sollicité un arrêt des combats pour négocier un accord de paix, les Américains perdirent leur avantage sur le terrain.  
  22. ‘La stratégie de sortie’ : veillez à conclure tout conflit ‘avec art’ pour de ne pas épuiser vos forces. Obnubilés par leur désir de s’accaparer l’Af­gha­nis­tan, les Soviétiques ont envahi le pays sans préparer de stratégie de sortie, et ont fini dans un ‘bourbier’ dont ils n’ont pu s’extraire qu’au prix de lourds sacrifices humains.
  23. ‘Les stratégies de perception’ : contrôlez la perception de la réalité de votre adversaire afin de pouvoir le contrôler. Les Alliés finirent par piéger Hitler en usant de su­per­che­ries et de mensonges subtils. La paranoïa d’Hitler fit le reste. Pour éviter d’être démasqué, œuvrez avec la plus grande prudence et le minimum de complices.
  24. ‘La stratégie du contre-pied’ : sortez ‘du champ du connu’ pour surprendre votre adversaire, créer la confusion et le détruire. Cette nécessité constante de se renouveler a donné lieu à l’ap­pa­ri­tion du principe de ‘guerre non conven­tion­nel­le’. Celle-ci repose sur quatre principes : explorer des approches inédites, surprendre votre adversaire par des dé­mons­tra­tions ex­tra­or­di­naires, faire preuve d’ir­ra­tio­na­lité et continuer à avancer.
  25. ‘La stratégie de la vertu’ : attaquez votre adversaire sur le plan moral en défendant une cause plus juste que la sienne. En publiant ses Quatre-vingt-quinze Thèses en 1517, Luther a réussi à discréditer l’Église de Rome et à remettre en question le pouvoir absolu du pape Léon X. Si vous optez pour cette stratégie, veillez cependant à être ir­ré­pro­chable et ne cherchez pas à servir vos intérêts personnels.
  26. ‘La stratégie du vide’ : la sensation de vide est in­sup­por­table pour l’être humain. Aussi, infligez à votre adversaire ‘le silence, l’in­ac­ti­vité, la solitude’ pour l’anéantir. Ce fut la stratégie adoptée par Alexandre Ier contre Napoléon durant la campagne de Russie. Pratiquant la politique de la terre brûlée et esquivant le combat, le tsar a entraîné pendant des mois l’armée de Napoléon dans des terres stériles et des villes dépeuplées, tout en la forçant à une inaction qui lui fut funeste.
  27. ‘La stratégie de l’alliance’ : choisissez vos alliés de manière à ‘combler les fissures de votre position’ et servir vos intérêts. Le roi Louis XI se servit de ses alliés suisses, qu’il savait efficaces et redoutables, pour se débarrasser de son ennemi Charles le Téméraire et s’ap­pro­prier le duché de Bourgogne. 
  28. ‘La stratégie de la domination’ : vos ennemis se cachent peut-être parmi des gens en qui vous avez confiance. Iden­ti­fiez-les et brisez-les en toute discrétion. Pendant la guerre de Sécession, le général Grant avait compris que son bras droit John McClernand complotait contre lui et cherchait à le discréditer aux yeux de Lincoln. Il manœuvra dis­crè­te­ment pour déjouer les manigances de McClernand, et le rappela aux convenances.
  29. ‘La stratégie du fait accompli’ : progressez sans attirer l’attention, pour avoir une longueur d’avance et imposer vos conditions sans concer­ta­tion préalable. En rejoignant l’An­gle­terre en juin 1940, le général de Gaulle n’avait qu’une obsession : ‘restaurer l’honneur de la France’. Pourtant, il ne pouvait dévoiler cet objectif sans être pris pour un fanatique. Il se devait donc de progresser à couvert, en dissimulant ses intentions.
  30. ‘Les stratégies de com­mu­ni­ca­tion’ : veillez à ‘infiltrer vos idées derrière les lignes ennemies’ et à manipuler l’esprit de votre adversaire de manière à lui suggérer ses actions futures. Lors du tournage du film Les 39 Marches, Hitchcock menotta l’un à l’autre les deux acteurs principaux pour les besoins d’une scène, puis s’esquiva. Libérés après plusieurs heures de cette ‘intimité forcée’, les deux acteurs firent preuve lors du tournage d’un naturel sans égal, car ils avaient réellement vécu cette situation d’inconfort.
  31. ‘La stratégie de la cinquième colonne’ : détruisez votre ennemi de l’intérieur, en identifiant ses faiblesses et en créant le chaos dans ses rangs. Nommé chef du ren­sei­gne­ment et du contre-es­pion­nage allemand par Hitler, Wilhelm Canaris œuvra en secret pour nuire à celui-ci en sabotant les missions qui lui étaient confiées. Ses manœuvres de l’intérieur permirent de changer le cours de l’histoire.
  32. ‘La stratégie de la résistance passive’ : désarmez votre adversaire en adoptant un com­por­te­ment inoffensif et en suscitant chez lui un sentiment de culpabilité. Pour duper le tsar, le prince Autrichien Metternich simula une attitude docile et en­thou­siaste face aux idées de ce dernier, tout en s’activant secrètement à faire échouer son entreprise.
  33. ‘La stratégie de la réaction en chaîne’ : créer un climat de menace permanent et semer la terreur empêche votre ennemi d’agir. Pendant la Révolution française, et plus spé­ci­fi­que­ment durant le règne de la Terreur, le groupe politique des Montagnards suscita l’effroi parmi les citoyens du pays à coup d’exactions et de massacres. Si vous êtes victime d’une campagne de terreur, faites preuve de sang-froid et de lucidité.

Télécharger le livre de Robert Greene : Stratégie – Les 33 lois de la guerre (PDF)

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