Mémento gratuit à télécharger pour préparer un entretien d’embauche

Mémento pour préparer un entretien d'embauche

Ce mémento s’adresse principalement aux jeunes diplômés qui sont à la recherche d’emplois. Mais, également à toute personne qui voudrait bien les aider. Je cite entre autres : leurs parents, enseignants ou formateurs en développement personnel et coaching.

Pour préparer un entretien d’embauche vous vous êtes certainement documentés sur ce sujet, en lisant des dizaines d’articles sur le web et en consultant plusieurs ouvrages spécialisés.

Vous avez peut-être aussi assisté à des séminaires proposés par des cabinets de formation et animés par des formateurs compétents.

À la veille du jour « J » de l’entretien, certains d’entre vous, se poserez certainement la question stressante « Que devrais-je retenir, en fin de compte ? ».

C’est justement à cet effet que je vous propose, dans ce mémento facile à lire et à retenir :

  • 3 recommandations pratiques concernant la forme de votre CV et votre lettre de motivation, l’attitude qu’il faut adopter et les comportements conseillés et ceux à éviter,
  • 4 fiches contenant les questions fréquemment posées par les recruteurs illustrées par des exemples de réponses,
  • et une page comme fiche de synthèse.

Sachant qu’à notre époque la majorité absolue d’entre vous possède, en plus d’un PC portable, un smartphone et/ou une tablette; j’ai trouvé opportun de numériser ce mémento sous le format ePub pour qu’il soit entre vos mains, disponible et consultable à tout moment.

C’est donc, en insistant sur le côté pratique que j’ai réalisé ce petit guide, et ce, à la lumière de ma documentation sur le sujet et sur la base de ma propre expérience riche d’une carrière de 33 ans dans une institution financière.

À ce propos, j’ai eu la chance et le privilège :

  • D’être moi- même formé par des managers compétents, que je ne remercierai jamais assez, soit au sein de l’institution financière, ou bien, à l’IHEC où j’ai poursuivi ma formation.
  • D’encadrer à mon tour mes nouveaux collaborateurs et de former des recrus fraîchement diplômés, qui faisaient leur tournée de stages pour parfaire leur formation.
  • De participer à des entretiens d’embauches en tant que membre des comités de recrutement.
    Actuellement à la retraite, je trouve un immense plaisir à prodiguer des conseils et à aider bénévolement la nouvelle génération et ce dans le domaine de mes compétences.

Je fais ce travail généralement à distance sur le web et particulièrement sur les blogs ou les réseaux sociaux.

Enfin, je vous saurais gré de me notifier toute erreur ou omission. N’hésitez pas, également à me faire part de vos remarques et de vos suggestions pour enrichir ce document.

 

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Vous culpabilisez de vote paresse ? de votre procrastination ? lisez cet article :

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Vous ?  je ne sais pas !

Mais moi quand l’actualité  de ce monde fou me déprime, quand la médiocrité des hommes m’écoeure , lorsqu’on n’arrive plus à me consoler ni du monde ni des hommes, je m’empare de ce livre; et ce monde-là, ces hommes-là, je les oublie ; je prends le large, je ne suis là pour personne, je m’absente aussi longtemps que nécessaire.

Ce livre, c’est Oblomov, d’Ivan Gontcharov ; si vous ne l’avez déjà lu je vous l’offre à la fin de cet article , là, maintenant, tout de suite, sans plus attendre, vous me remercierez plus tard.

Et si jamais vous trouvez sa lecture assommante, c’est que nous ne partageons pas les mêmes valeurs !

Paru au milieu du XIXe siècle, il s’est vite imposé comme l’un des plus grands romans de la littérature russe, l’égal des chefs-d’œuvre signés par Tolstoï, Dostoïevski ou Tourgueniev. Surtout il a accouché d’un mythe, l’Oblomovisme qui, tout comme le Bovarysme, a été capable de transcender les époques pour incarner l’universalité d’un mal commun à tous les hommes, j’ai nommé, l’invincible paresse.

Oblomov, le personnage de ce livre, se lève tard, prend son petit déjeuner, se recouche, rêve éveillé, songe aux milles et unes choses qu’il doit accomplir, les lettres à rédiger, les visites à rendre, les factures à régler, mais n’entreprend rien, strictement rien : il procrastine, il attend que les choses se règlent d’elles-mêmes et se complaît avec une volupté rare dans l’inaction.

Il ne sort jamais de son appartement crasseux, il possède à peine la force de s’habiller, il passe des heures à traîner en robe de chambre, à rêver allongé sur son divan, à établir des plans dont il remet toujours à plus tard la réalisation : il est absent du monde, tout le fatigue, les mondanités, le travail, les promenades…

Apathique, irrésolu, indolent il demande juste à dormir et à dormir encore.

C’est un dépressif qui s’ignore, un mélancolique sans chagrin, un tourmenté sans réel tourment, un de ces êtres dont la vie intérieure est assez riche ou assez neutre pour envisager l’existence comme un éther dont il ne faudrait jamais sortir.

Une sorte de paresseux métaphysique, misanthrope par paresse, évanescent par nécessité, qui ne revendique rien, n’aspire à rien, n’exige rien si ce n’est d’aller dans la vie comme un passager clandestin, sans fracas ni violence, remonter le temps de son existence pour retrouver l’innocence de son enfance.

Un somnambule de la vie, un esthète de l’inaction, un doux rêveur qui pour garder sa pureté intérieure fuit le monde et ses folies…

Et quand l’amour vient frapper à sa porte, quand soudain il croit se découvrir une raison d’être, quand enfin il s’essaye à s’extirper de sa torpeur existentielle, il s’aperçoit qu’il est au-dessus ou au-dessous de l’amour, que ce dernier ne peut être son remède, qu’il ne peut céder à ses avances tant il redoute de s’aventurer en des domaines qui exigeront de lui des sacrifices, des renoncements… des engagements.

Tolstoï dira du roman de Gontcharov que c’est une œuvre capitale, Dostoïevski louera son don éblouissant et Sagalovitsch écrira à son sujet dans son célèbre blog : « Une œuvre étourdissante de vérité, d’une profondeur rare, d’un comique féroce, la description d’un homme détaché des contraintes du quotidien, résolu à ne jamais se compromettre dans le travail ou dans l’amour et où à chaque page, j’ai eu envie de m’exclamer : Oblomov, c’est moi !»

 

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Télécharger : Oblomov – Ivan Gontcharov :

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Source : Le blog de Laurent Sagalovitsch

L’amnésie collective est pire que l’impunité

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Dans toutes les sociétés où règne l’impunité, on cherche par tous les moyens à provoquer l’amnésie collective.

La majorité des populations victimes des dictatures ignorait l’ampleur des violations des droits de l’homme les plus élémentaires.

Il était difficile de croire ce que racontaient les victimes de la torture tant le système de destruction physique et psychique de la personne humaine. On peut d’ailleurs se demander si un des effets recherchés par les tortionnaires n’était pas justement de provoquer l’incrédulité générale par l’atrocité de leur acte.

Dans ces conditions l’enquête sur le passé est fondamentale : il s’agit de savoir ce qui s’est passé pour approcher la vérité, mais aussi pour apprendre. Car sans mémoire, il n’y a point d’identité.

Plus encore que les victimes de la torture, la situation des disparus symbolise un cas extrême de la  négation. La personne disparue n’appartient pas au passé, à la mémoire, puisqu’elle est l’objet d’un déni « continu » qui se prolonge indéfiniment dans le temps.

Au-delà de la souffrance des parents et des proches, garantir l’impunité des auteurs revient en définitive à nier la condition humaine du disparu.

Le « véritable » jugement est toujours moral et inscrit au patrimoine des peuples et de l’histoire, mais il suppose que les mécanismes de l’impunité aient été démontés et que le désastre social et économique ait été évalué. C’est là qu’intervient le rôle fondamental de la mémoire collective.

Il est important, par conséquent, de comprendre pourquoi impunité et mémoire vont de pair et quelles conséquences cela implique-il pour la société.

Au-delà de la quête élémentaire de justice de la part des victimes, la première obligation est d’empêcher par tous les moyens que l’histoire ne se répète. Que les leçons apprises dans une souffrance incommensurable se transforment en bénéfice non seulement pour ceux qui luttent pour cicatriser les blessures, mais aussi pour les nouvelles générations.

Le premier impératif pour y parvenir est de connaître en détail et dans toute son ampleur les conséquences de la catastrophe vécue. Mais se rappeler le passé pour en tirer de véritables enseignements suppose que l’on puisse en avoir une connaissance exacte.

Ce n’est jamais le cas pendant une période de dictature : la société toute entière a été soumise à la désinformation la plus totale, à l’isolement, la censure et à la peur. Ce sont des années de plomb, où la population a été emprisonnée et torturée dans le silence, s’évertuant à développer des mécanismes de survie.

Une société incapable de prouver que l’impunité n’a pas de droit de cité en son sein est prête à accomplir une sorte de suicide social.

Les tortionnaires qui déambulent librement dans la rue sont confortés dans leur conviction que l’acte terroriste, accompli dans le cadre de l’État, est plus efficace que n’importe quel autre.

En perpétuant l’impunité, on empêche également une véritable réconciliation nationale. On prive la société de tous moyens de renforcer l’état de droit, c’est à dire les institutions et la démocratie.

On entend beaucoup dire que revenir sur les événements passés, c’est raviver les blessures, au lieu de les cicatriser. Mais l’expérience historique montre qu’il ne suffit pas de laisser au temps le soin de guérir les plaies, que le mal reste enraciné dans la conscience nationale, perdure et évolue.

Le pardon, sans lequel il ne peut y avoir de réconciliation réelle, n’est ni l’oubli, ni l’indifférence, ni l’ingénuité. On confond trop souvent pardon et faiblesse, courage et vengeance.

La vérité est toute autre : contrairement à son acception populaire, le pardon est un acte difficile et risqué, il demande beaucoup de courage pour ne pas se laisser dominer par la vengeance et la haine.

Celui qui pardonne s’efforce de rompre le cycle sinistre dans lequel s’abîme toute communication humaine : il tente d’établir une nouvelle relation, en se basant sur la conviction que son bourreau  peut se transformer véritablement.

Cet acte ne peut donc être abstrait : on ne pardonne pas à quelqu’un si on ne connaît pas son identité, et encore moins à la place d’un autre, ou au nom d’un tiers.

Un gouvernement démocratique qui abdique face à l’amnésie collective lègue à ses citoyens un avenir de corruption et de profonde immoralité, vidant de tout son sens les notions même de démocratie et de paix.

Pour allez plus loin je vous propose de télécharger gratuitement le livre :  Ni pardon ni talion – La question de l’impunité dans les crimesni-pardon-ni-talion contre l’humanité de  Raoul Vaneigem 

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Comment se comporter avec les personnes que vous prenez pour « stupides » ?

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D’abord convenons-nous que chacun a des degrés d’intelligence différents dans certains domaines de la vie.

Le génie mathématicien peut être socialement incapable. Le pianiste virtuose peut être scientifiquement analphabète. Et le plus grand athlète peut être émotionnellement immature.

Albert Einstein a dit une fois : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. »

Nous nous pouvons qu’être d’accord avec Einstein dans le sens où chacun a ses forces. Mais  chacun a aussi ses faiblesses, et, quand nous nous considérons être beaucoup plus intelligents dans un domaine ou discipline qu’une autre personne, nous trouverons beaucoup de difficultés à traiter avec elle.

Cependant et en dépit de ces différences nous sommes obligés de côtoyer et d’interagir, de temps en temps, avec  des personnes que nous considérons comme « stupides ».  N’est-ce-pas ?

Le fait est que nous sommes des animaux sociaux, nous devons coopérer avec d’autres pour s’entendre et être civilisés, mais par malchance, nous rencontrerons parfois des gens que nous trouvons têtus, irrationnels ou tout simplement ennuyeux.

Voici quelques conseils utiles pour traiter ces soi-disant « personnes stupides » :

Essayez de voir le monde à partir de leur angle de vision

L’empathie est notre capacité à penser et à sentir du point de vue d’une autre personne. C’est l’un des meilleurs moyens de diminuer l’hostilité et l’intolérance envers les autres.

Lorsque nous nous écartons de notre vision limitée du monde et que nous regardons plutôt par les yeux des autres, nous constatons souvent que leur vision du monde n’est pas aussi irrationnelle ou absurde que nous l’aurions pu le penser de prime abord.

Lorsque nous sommes prêts à entrer dans la perspective d’une autre personne, nous comprenons mieux pourquoi ils pensent, se sentent et se comportent comme ils le font.

Et, une fois que nous avons une meilleure compréhension de l’état mental de cette personne, il est souvent beaucoup plus facile d’accepter les différences que nous pouvons avoir avec eux, et peut-être même les admirer.

Reconnaître leurs forces

Essayons le plus possible de trouver le bon côté de l’autre. Parce que, comme,nous avons vu ci-haut, « même les gens stupides » peuvent souvent avoir leurs propres forces et talents.

Par exemple; il existe  des centaines d’enfants qui ont de très mauvaises notes à l’école, mais ils peuvent exceller dans d’autres domaines tels que les jeux multimédia, le sport, les arts  ou autres. Nous pouvons citer plusieurs exemple de « mauvais élèves » devenus des génies dans leurs domaine.

Tiens ! on nous rapporte qu’Einstein lui même a été renvoyé de l’école à l’âge de 15 ans.  Il avait certes d’excellents résultats en mathématiques, mais refuse de s’instruire dans d’autres matières. Bon! c’est vrai que certains pédagogues ont par la suite mis son échec sur le compte du système éducatif de l’époque, ce qui n’est pas si faux. Mais qui nous dit que notre système éducatif actuel est parfait pour ne pas laisser pou compte un futur génie ?

La vérité est que chacun a la capacité de devenir vraiment bon à quelque chose, surtout s’ils trouvent une activité qui suscite son intérêt et sa passion.

Une fois que vous comprenez cela, vous êtes beaucoup plus capable de trouver des forces dans les autres. Vous pouvez même être surpris par la façon dont la plupart des gens sont talentueux  quand ils trouvent quelque chose qu’ils aiment faire.

Donc, la prochaine fois avant d’étiqueter quelqu’un de «  stupides»,  ayez un défi personnel de trouver quelque chose de bon au sujet de cette personne.

Soyez respectueux sans raison valable

Supposant que vous ne pouvez pas comprendre une certaine personne, peu importe si vous éprouvez de l’empathie envers elle et, que vous avez également essayé de trouver sa force sans succès. Dans un tel cas vous devriez juste être le « meilleur homme indulgent» pour aucune bonne raison.

Cela vaut la peine d’être juste respectueux et tolérant pour aucune autre raison que de garder la paix et de rester civilisés en tant qu’êtres humains.

L’instauration de conflits finit rarement bien, même si nous croyons vraiment que nous sommes plus intelligents et plus capables que l’autre personne.

Parfois, un simple sourire et un clin d’œil est tout ce que vous devez faire pour dissiper vos mauvais sentiments.

Le denier recours

Il est possible que vous croisez des personnes qui sont absolument insupportables. Ça arrive. Nous sommes une espèce très diversifiée – avec des connaissances, des valeurs, des intérêts et des objectifs différents – il est donc logique qu’il y ait des gens avec lesquels il n’y aurait jamais d’entente possible.

La chose importante à retenir est qu’il est parfaitement normal de ne pas s’entendre avec tout le monde.

La chose la plus intelligente que vous pouvez faire dans ce cas,  est juste d’ignorer l’autre personne, rompre tout contact avec elle, et éviter les conflits autant que possible.

Parfois « prendre ses distances  » est la meilleure solution pour les deux personnes.

Source : Il s’agit d’une traduction approximative de certains passages cet article theemotionmachine.com

NB : Si vous trouvez une erreur ou une meilleure traduction d’un terme ou d’une expression n’hésitez pas à me contacter sans me juger ( N’oubliez pas que avons convenu,  dès le départ, que chacun a des degrés d’intelligence différents dans certains domaines de la vie )  🙂

Vous pouvez aussi remplir ce formulaire

L’avènement de la médiocrité, ou, le triomphe des médiocres

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Stupides, débiles, cons, bêtes ou tout simplement médiocres, ils sont partout nous ne pouvons pas les manquer ou s’en échapper.

Nous les voyons devant nous dans la file au supermarché. Nous les retrouvons dans le monde politique ou médiatiques. Ils envahissent nos petits écrans dans débats ou des émissions où paradoxalement ils nous prennent pour des cons.

Peut-être aussi les croisons-nous au bureau, à l’école ou pire, dans notre famille élargie.

Peut-être aussi en sommes-nous atteints ? Nous sommes tellement habitués à la médiocrité que nous finissons par l’accepter comme étant l’état naturel des choses.

L’heure est peut-être arrivée d’accepter que notre crise est plus qu’économique, qu’elle va au-delà de ces politiques, de la convoitise des banquiers.

Il faut admettre que nous sommes devenu un pays médiocre.

Aucun pays n’atteint une telle condition du jour au lendemain. Ni en trois ou quatre ans.

C’est le résultat d’une chaîne qui commence à l’école et se termine dans la classe dirigeante.

Nous avons créé une culture dans laquelle les médiocres sont les élèves les plus populaires au collège, les premiers à être promus dans une entreprise, ceux qui se font le plus entendre dans les médias de communication, et ceux pour qui nous votons lors des élections, peu importe ce qu’ils font. Parce qu’ils sont des nôtres.

Leurs talents, presque tous réduits au sport, nous servent pour nier l’évidence.

Médiocre est un pays où ses habitants passent en moyenne 134 minutes par jour devant un téléviseur qui montre principalement de la merde.

Médiocre est un pays qui dans toute l’Histoire de sa démocratie n’a pas donné un seul président qui parle anglais ou qui ait les connaissances minimums sur la politique internationale…

Médiocre est un pays qui a réformé son système éducatif tant de fois en trois décennies jusqu’à placer ses étudiants en bas de la liste du monde développé.

Médiocre est un pays qui n’a pas une seule université parmi les 150 meilleures du monde et force ses meilleurs chercheurs à s’exiler pour survivre.

Médiocre est un pays avec un quart de sa population au chômage…

Est médiocre un pays où la réussite de l’autre provoque le recèle, où la créativité est marginalisée (quand elle n’est pas volée en toute impunité), et où l’indépendance est sanctionnée.

Un pays qui a fait de la médiocrité la grande aspiration nationale, poursuivie sans complexes, par des hommes politiques qui s’insultent sans apporter d’idées, par des patrons qui s’entourent de médiocres pour dissimuler leur propre médiocrité et par des étudiants qui ridiculisent le camarade qui s’acharne.

Médiocre est un pays qui a été développé en célébrant le triomphe des médiocres, mettant de côté l’excellence jusqu’à ne lui laisser que deux options : s’en aller ou se laisser submerger par l’imparable marée grise de la médiocrité.

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Source : Parce que la comparaison est permise avec la situation de l’Espagne en 2012, je me suis permis de vous traduire ci-haut des extraits d’un billet écrit par David Jiménez,  journaliste et correspondant pour El Mundo publié sur son blog en 2012 sous le titre : El triunfo de los mediocres 

Le paradoxe de la stupidité en entreprise, vous connaissez ?

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Autrement dit : Les entreprises veulent des gens intelligents qui n’utilisent pas leur capacités de réflexion.

En effet, Même les entreprises les plus performantes, celles qui ne recrutent que des collaborateurs extrêmement brillants, sont en proie à la stupidité. Car, à petite dose, la bêtise est utile au fonctionnement des entreprises.

Elle évite que toutes les décisions soient remises en cause ou non-exécutées quand les avis divergent.

Elle permet la collaboration à grande échelle malgré des intérêts individuels parfois divergents.

Problème : si la stupidité est utile dans certaines situations, la laisser se développer finit par menacer l’existence même de l’entreprise. Décisions absurdes, ordres exécutés sans réflexion, jeux politiques qui empêchent le travail de se faire…

L’histoire regorge d’entreprises dont la perte a été causée par l’un de ces phénomènes liés à un manque de lucidité des dirigeants ou des collaborateurs. C’est tout le « paradoxe de la stupidité », qu’il convient de comprendre et d’apprendre à maîtriser.

Comment ? En développant une culture du questionnement et du débat, répondent Mats Alvesson et André Spicer, professeurs de management à la Cass Business School à Londres et co-auteurs du livre : The Stupidity Paradox: The Power and Pitfalls of Functional Stupidity at Work. (Paru en anglais en juin 2016 et non encore traduit en français à ma connaissance)

Dans cet ouvrage les auteurs nous décrivent les caractéristiques qui font qu’une organisation est (vraiment) stupide mais également, et c’est là le paradoxe, comment faire pour que la stupidité soit bénéfique à l’organisation. Vous saurez ainsi où placer le curseur de la stupidité tout en utilisant votre intelligence.

Notes de lectures :

L’ouvrage explique pourquoi d’innombrables entreprises acceptent ce qui est douteux, absurde et franchement idiot, ainsi que des modes de gestion au culte du leadership non viables, en passant par la confiance excessive placée dans la marque et l’image ; mais démontre aussi qu’une dose de stupidité peut être utile et produire de bons résultats sur le moyen terme : elle peut favoriser la cohésion de groupe, encourager les gens à s’atteler à leurs tâches et être un facteur de succès. C’est le paradoxe de la stupidité.

« Généralement, il est normal de penser que la stupidité est un problème, mais nous avons été surpris de constater que parfois, elle peut être utile (d’où le mot « paradoxe » dans le titre), du moins à court terme », explique André Spicer.

 Le paradoxe expliqué

Les auteurs soulignent que les compétences des employés ne se sont pas réduites, mais qu’une véritable culture organisationnelle s’est développée dans les entreprises.

Selon le professeur Spicer : « Quand les employés d’une entreprise posent peu de questions, ils ont tendance à mieux s’entendre et à travailler plus efficacement. Cela leur rend la tâche plus facile : ils en profitent également. »

Le livre traite directement du pour et du contre de la stupidité fonctionnelle, ce qui rend un lieu de travail abrutissant, les raisons pour lesquelles la stupidité peut être une bonne chose à court terme mais un désastre sur le long terme et comment rendre le lieu de travail un peu moins stupide en remettant en question la conformité irréfléchie.

L’ouvrage explique comment la cohésion de groupe et les mesures prises sur le lieu de travail peuvent s’équilibrer par une culture de la remise en question.

 Des exemples concrets 

Les enquêtes réalisées par les auteurs au sujet du paradoxe de la stupidité ont révélé de nombreux exemples de situations où des décisions raisonnables sont ignorées.

  • Des dirigeants qui étaient plus intéressés par des présentations PowerPoint remarquables que par une analyse systématique.
  • Des entreprises qui ont mis en place des initiatives de développement du leadership dignes d’une communauté New Age.
  • Des entreprises spécialisées dans la technologie qui se souciaient davantage de garder une attitude positive que de s’attaquer aux véritables problèmes.
  • Des écoles qui se concentraient plus sur le développement de stratégies impressionnantes que sur la formation des étudiants.
  • Des responsables marketing qui étaient obsédés par leur stratégie de marque, alors que la seule chose qui aurait dû compter, était le prix.
  • Des entreprises capables de dépenser des millions dans des « exercices de refonte » et qui, en cas d’échec, recommencent, encore et encore.
  • Des représentants de la Défense chevronnés qui étaient plus intéressés par la création d’une nouvelle image que par les opérations militaires.

« Nous avons commencé par nous demander pourquoi des entreprises si ingénieuses, au personnel intelligent, pouvaient faire ces choses si idiotes. Nous avons découvert que ces entreprises engageaient souvent des personnes intelligentes puis les encourageaient à ne pas utiliser leur intelligence. Les gens intelligents essayaient naturellement de penser par eux-mêmes et de poser des questions. Mais on les en dissuadait souvent avec subtilité (ou non). On disait aux employés des choses comme « n’y réfléchis pas, contente-toi de le faire » et « ne nous apporte pas de problèmes, mais uniquement des solutions ». Les travailleurs intelligents ont vite appris à ne plus poser de questions et à ne pas trop réfléchir car le fait d’utiliser leur intelligence entraînait des questionnements délicats qui pouvaient contrarier leurs supérieurs ainsi que leurs collègues. La façon de procéder la plus facile était souvent de simplement s’atteler à la tâche », explique Spicer.

« Nous avons observé qu’il existait de nombreux procédés qui sidèrent les travailleurs, comme des dirigeants encourageant leurs collaborateurs à ne pas trop réfléchir. D’autres exemples comprennent des politiques et des procédés suivis sans réfléchir, des mesures de façade prises par les entreprises et qui contiennent davantage de symbolique que de substance ou des entreprises imitant sans réfléchir d’autres firmes et d’autres cultures d’entreprise qui enferment les employés dans des prisons mentales ».

Jouer l’autruche peut avoir des conséquences dramatiques

Cependant, ce type de stupidité appliqué sur le lieu de travail peut créer des problèmes sur le long terme. Par exemple, lorsque les gens négligent les problèmes.

Parfois, cela n’avait pas d’importance, surtout si l’entreprise en question était suffisamment grande pour que les problèmes puissent y passer inaperçus ou y être ensevelis.

Mais lorsque ces problèmes s’accumulent, cela peut entraîner un désastre : c’est ce qui s’est passé dans le secteur bancaire pendant la période qui a précédé la crise financière ou à Nokia, lorsqu’elle n’a pas su faire face à la concurrence de l’iPhone d’Apple.

Il existe aussi de nombreux exemples d’administrations publiques qui continuent de créer de nouvelles politiques et procédures inutiles plutôt que d’offrir réellement des services au public.

Sources : aeon.con , repris par Slate.fr

L’infidélité, avant et après les nouvelles technologies

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Oubliée la trace de rouge à lèvres sur le col de la chemise ou l’odeur d’un parfum suspect sur la veste de notre cher(e) et tendre.

Les codes de l’infidélité ont changé avec l’arrivée des nouvelles technologies, réseaux sociaux et autres applications de rencontre. Les tromperies seraient-elles plus accessibles et plus difficiles à cacher qu’auparavant ? Ces nouveaux outils mettent-ils en danger le couple ?

Facebook, ce briseur de couples

Deux études américaines se sont intéressées à l’impact du réseau social sur le couple. La première, publiée en 2010, par l’American Academy of Matrimonial Lawyers (littéralement l’Académie américaine des avocats spécialisés dans le divorce), révélait qu’un divorce sur cinq, aux Etats-Unis, était imputable en partie à Facebook.

L’étude indiquait également que 80 % des avocats spécialisés dans le divorce avaient observé une explosion de « preuves Facebook » dans les affaires d’infidélité.

La deuxième recherche date de 2014. Des scientifiques de l’Université de Boston affirmaient alors que les personnes inscrites sur Facebook pensaient davantage au divorce que celles qui n’étaient pas inscrites sur le réseau social.

L’infidélité à portée de main

Avant les nouvelles technologies, c’était avec un(e) collègue de travail ou avec un(e) bel(le) inconnu(e) rencontrée à une soirée un peu arrosée.

Maintenant, nul besoin de sortir de chez soi pour fauter ! Grâce aux réseaux sociaux, le flirt peut commencer sur le smartphone à travers Messenger (messagerie privée de Facebook), des commentaires, des « like » ou tout simplement par textos.

L’avis de l’expert : « Les nouvelles technologies facilitent les infidélités car elles les rendent à portée de main. Leur utilisation est vite addictive. Les messages, commentaires, « like »… mettent en jeu les structures cérébrales du système de récompense qui jouent un rôle important dans l’addiction, nous entraînant ainsi rapidement vers un usage compulsif des réseaux sociaux« .

Echapper à la routine

Avant les nouvelles technologies, pour échapper à la routine du couple, on allait se changer les idées en sortant avec les amis ou en s’inscrivant à une nouvelle activité histoire de vaincre l’ennui.

Maintenant, on prend son smartphone ou sa tablette (sans oublier d’effacer l’historique de recherche ensuite !) pour fouiner dans la vie des gens sans qu’ils ne le sachent. Et la vie des célibataires sur les réseaux sociaux est bien souvent tentante…

L’avis de l’expert : « Les réseaux sociaux permettent d’échapper à une réalité terne ou anxiogène pour rejoindre une vie parallèle, virtuelle ou les tentations sont nombreuses et parfois insidieuses« .

L’épanouissement personnel avant les valeurs

Avant les nouvelles technologies, on se posait plus de questions sur l’infidélité et ses conséquences.

Maintenant, c’est tellement facile (et rapide) de céder à la tentation qu’on pense d’abord à se faire plaisir et après aux conséquences.

L’avis de l’expert : « Il y a une disparition des garde fous, la valeur famille, les valeurs religieuses. Les notions de fidélité et respect deviennent des concepts flous et adaptables. Lorsque la société prône l’épanouissement personnel à l’excès, les inévitables tentations vont se heurter à des barrières fragiles« .

Les vieilles connaissances reviennent comme un boomerang

Avant les nouvelles technologies, on ne recroisait jamais (ou rarement) ses anciennes conquêtes ou les personnes avec qui on avait envisagé quelque chose.

Maintenant, non seulement les vrais amis mais aussi les simples connaissances nous suivent sur les réseaux sociaux ou sont nos « amis » sur Facebook. Il est plus facile de reprendre contact.

L’avis de l’expert : « Le danger est réel pour le couple. Le virtuel est un périlleux jardin secret. L’amie d’enfance, la copine de fac, l’ex vont par la magie des réseaux sociaux faire un retour dans le présent, sur un mode complètement idéalisé. Le retour du passé, de l’insouciance est un mirage qui fragilise le couple et se ternit lorsqu’il se confronte à la réalité« .

Tablettes et smartphones tuent la libido

Avant les nouvelles technologies, mis à part les enfants, seuls la télé, la lecture d’un livre, un coup de fil important… pouvaient éventuellement perturber les câlins.

Maintenant, même au lit, nos yeux sont rivés sur la tablette ou le smartphone et chacun tourne le dos à l’autre. Pas très sexe comme ambiance…

L’avis de l’expert : « L’entrée des tablettes et smartphones dans la chambre à coucher entraîne une distance dans le couple. La tablette est une activité solitaire et isole. Son utilisation au lit tue la libido, l’intimité et menace la vie de couple. Plus de 50 % des gens passent 1h30 sur un smartphone avant de dormir. Pas de place pour le partenaire qui peut se sentir exclu et blessé ».

Le resto en tête à tête… et avec le téléphone

Avant les nouvelles technologies, le dîner en tête à tête était l’occasion de se retrouver à deux autour d’un verre et d’un bon plat. Et surtout d’échanger au calme et qui sait, de raviver la flamme.

Maintenant, chacun est rivé sur son téléphone à vérifier ses mails, à commenter la vie des autres ou à prendre en photo son plat pour ensuite le poster sur Instagram (après avoir ajouté un filtre).

L’avis de l’expert : « Nombreux sont ceux qui ont fait l’expérience de la soirée en tête à tête avec un partenaire qui check ses mails entre les plats. Le smartphone peut éloigner les couples et interfère dans les moments qui sont censés se vivre à deux« .

Partager son conjoint avec le smartphone

Avant les nouvelles technologies, il n’y avait pas le vibreur ou la sonnerie du portable qui venait perturber vos ébats ou déranger votre séance de ciné à deux.

Des ruptures encore plus douloureuses

Avant les nouvelles technologies, pour couper tout contact avec son ex, il suffisait d’effacer son numéro de portable de son répertoire et d’éviter de côtoyer son cercle d’amis et ses spots préférés.

Maintenant, on est tentés d’aller voir le profil Facebook ou Instagram de son ex pour s’assurer qu’il ou elle ne nous a pas oublié dans les bras d’un(e) autre. Et quand on la ou le supprime de nos amis, on tombe forcément sur une photo d’elle ou lui parce qu’on a des amis en commun.

L’avis de l’expert : « Après une rupture, il est important de couper tout contact au moins transitoirement afin de tourner la page et poursuivre sa route. Les réseaux sociaux rendent cela plus difficile et les photos de l’ex avec sa nouvelle conquête peuvent être une expérience douloureuse. Elle confronte brutalement à une réalité et la page se tourne sans douceur ».

Maintenant, le moindre moment à deux, même intime, peut être interrompu par un texto ou une nouvelle notification liée à vos comptes sur les réseaux sociaux. Parfois, l’addiction est telle que notre attention est facilement détournable.

L’avis de l’expert : « L’utilisation des réseaux sociaux est rapidement addictive et c’est à juste raison qu’elle suscite des jalousies. Avoir un partenaire les yeux rivés sur les réseaux sociaux, des moments à deux de moindre qualité sont des signaux d’alarme à ne pas sous-estimer« .

Tentation d’infidélité : les nouveaux usages faussent la réalité

Les réseaux sociaux, les Smartphones et les applis ont révolutionné notre manière de communiquer, de se rencontrer et de s’informer. Si ces nouveaux usages comportent de nombreux avantages, et facilitent à bien des égards notre vie, il est important de faire la part des choses entre le réel et le virtuel pour ne pas tomber dans les travers cités précédemment. Notamment pour préserver son couple. Les contenus postés sur les réseaux sociaux veulent nous faire croire que l’herbe est plus verte ailleurs, mais ce n’est pas toujours vrai, bien au contraire. Sachez profiter des moments à deux, sans les comparer systématiquement à ceux des autres.

 

Sources :

  • Une compilation d’un diaporama publié sur Doctissimo
  • Daily Mail
    Social network sites, marriage well-being and divorce : Survey and state-level evidence from the United States, Computer in Human Behavior, juillet 2014 (abstract disponible en ligne). 

Partir un peu c’est mourir moins vite (*)

partir

Vous est-il déjà arrivé de regretter de ne pouvoir vivre une autre vie que la vôtre ?

Avez-vous parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie déprimante ?

Si ça vous arrive, c’est qu’il est temps de « partir »

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop ordinaire.

Pourquoi ne pas s’offrir de l’extraordinaire et de l’inédit ?

Alors qu’il y a tant d’endroits magnifiques à découvrir, tant de routes passionnantes à parcourir, tant de manières de vivre fascinantes à explorer et de gens merveilleux à rencontrer, pourquoi se satisfaire de rester tranquillement chez soi ?

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, partir nous donne des ailes.

Nous méritons tous mieux que la vie que nous avons. Et comme nous pouvons difficilement vivre une autre vie que la nôtre, nous avons tous le droit de tricher un peu avec nos limites.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

Partir, c’est jouer un bon tour au temps qui passe.

En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon. Ça fait du bien !

Dans le mouvement perpétuel et la nouveauté continuelle, on vit le présent avec une telle intensité qu’on en perd le sens du temps.

C’est un peu comme si le temps cessait d’exister…

 

(*) Citation empruntée à Jean-Marie Poupart

Ton parcours est enfin pratiquement programmé mon petit !

bebe-tablette
On va t’équiper de tablettes numériques dès la maternelle.

Pourquoi t’apprendre à lire, à écrire, à compter, des machines vont le faire pour toi, tu n’auras même pas à écrire, demain, tu formuleras dans ton vocabulaire restreint de sabir national une question, la machine décryptera et te répondra peut-être.

Tu pourras naître d’un ventre loué qu’on aura inséminé, avec la semence d’un homme que l’on aura trait. Avec un peu de chance, tu seras encore plus moderne, un bébé éprouvette. Demain on fera plus fort encore, en préparation l’utérus artificiel, plus besoin pour les femmes d’être enceinte pour enfanter.

Bien sur il se peut que l’on t’ait empêché de naître par convenance personnelle ou que tu finisses dans une poubelle parce que trop encombrant.

Tu ne seras même pas obligé de penser par toi même, les merdias et l’idiovisuel réfléchiront pour toi et t’indiqueront ce qu’il faut penser pour rester dans la droite ligne de l’homme moderne.

On aura ainsi préparé ton envol de citoyen du monde.

Tu seras libre et tolérant ,tu n’auras pratiquement, pas de famille, pas de patrie, pas de culture nationale dangereuse, pas de sexe défini, tu choisiras cela plus tard, au gré des circonstances…

Tu ne connaîtras rien de ton pays, de tes racines, mais tu seras ouvert à toutes les incultures…

L’homme nouveau est en préparation, sans couleur, sans passé, sans famille, sans patrie. Citoyen du monde, taillable et corvéable à merci par ceux qui ont le pouvoir ou l’argent, ou les deux…

 

Source

La théorie du bonheur de la savane, vous connaissez ?

La théorie de la savane
Une récente étude publiée dans le British Journal of Psychology émet une hypothèse pour le moins déconcertante, selon laquelle les individus intelligents se portent mieux lorsqu’ils ont moins d’amis – ou moins d’interactions avec leurs amis.

Cette observation se base sur ce qu’ils appellent la théorie du bonheur de la savane, selon laquelle l’homme a évolué moins vite que son environnement, et est en fait encore adapté à la vie de chasse et de cueillette de nos ancêtres.

En découlent deux facteurs : l’homme est plus heureux dans un environnement avec une très faible densité de population – semblable à la savane africaine avant l’invention de l’agriculture – et lorsqu’il a de nombreuses interactions sociales avec ses proches.

Ces interactions étaient nécessaires à l’époque, par exemple pour chasser en groupe, éviter de se faire piétiner par un mammouth, ou assurer la reproduction de l’espèce.

Selon l’étude de Kanazawa et Li, donc, l’homme se porte mieux loin des grandes villes, et en ayant des interactions régulières avec ses congénères.

En revanche, ils observent un effet inverse chez les individus dotés d’un QI supérieur à la moyenne.

De par leur intelligence, ceux-ci seraient capable de s’élever au dessus de leur restrictions biologiques, et tout à fait capables de s’adapter au monde d’aujourd’hui : la forte densité de population d’une mégalopole ne leur poseraient donc pas le moindre problème, et, fait étonnant, ils seraient bien plus heureux sans avoir à socialiser avec amis ou connaissances.

Que des individus particulièrement intelligents disposent d’une capacité d’adaptation supérieure à la moyenne, soit. Mais pour quelle raison l’interaction avec leurs congénères réduirait-elle leur bonheur ? Serait-ce par simple misanthropie, ou par sentiment de supériorité ?

Si Kanazawa et Li peinent à apporter une explication satisfaisante à ce phénomène, il n’en est pas de même pour Carol Graham, chercheuse à l’institution Brookings interrogée par le Washington Post.

« Les résultats suggèrent (et ce n’est pas une surprise) que les plus intelligents seront moins à même de passer du temps à socialiser parce qu’ils seront concentrés sur un autre objectif à long terme, » explique Graham.

Ainsi, c’est parce que les plus intelligents d’entre nous seraient dévoués à des poursuites intellectuelles telles que la recherche médicale ou l’épanouissement artistique.

Par conséquent, si vous avez un génie dans votre entourage, mieux vaut éviter de le déranger : non seulement cela risque de le détourner d’aspirations plus nobles, ça le rendra en plus franchement malheureux.

 Source : atlantico